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A la suite des 4ème Assises Internationales du Roman (AIR), à Lyon, je publie le compte-rendu des tables rondes auxquelles j’ai assisté.
Je n’étais pas allée aux deux dernières éditions, mais par rapport à la première année de mise en place des Assises, j’ai été étonnée du nombre de personnes venues aux différentes interventions. La qualité des tables rondes auxquelles j’ai participé était assez inégale, et cela en fonction des deux journalistes chargés de la présentation et de la gestion du débat. Souvent, c’est le débat justement qui manquait, les journalistes laissant répondre un intervenant, puis posant une question sans lien à l’intervenant suivant. Bien sûr, quand cela était bien fait, cela permettait de faire varier le débat, là où parfois un seul thème était abordé, qui ne menait pas même à controverse. Cela dit de nombreux intervenants avaient un discours de très bonne qualité, et dans l’ensemble, AIR était réussi.
Pour ce qui est des lectures que j’ai effectué en préparation de AIR, l’aperçu de la littérature contemporaine offert par ces quelques œuvres est assez décevant. Il est intéressant de noter que, quoi qu’en ai dit Norman Rush, pour qui la première personne est en perte de vitesse, tous les livres que j’ai lu étaient écrits à la première personne, justement, à l’exception de La Faculté des Rêves de Stridsberg, et la plupart de ceux que j’ai feuilleté sans les lire aussi. Cela mis à part, il n’y a aucun courant, aucune ligne adoptée par plusieurs écrivains, qui puisse être cité. La plupart citent de temps à autres Barthes ou Deleuze, mais plus souvent encore ils parlent de l’inintérêt de la Théorie Littéraire, qui semble bel et bien enterrée. Au contraire, pour la plupart, le roman est plus libre que jamais, autant dans la forme que dans le fond, et il faut entendre par là que c’est l’écrivain qui est libre de faire ce qu’il veut du roman. Quand au contenu en tant que tel, il semble que la société offre ce qu’il faut de sujets pour s’y tenir, et le travail de recherche est bien plus présent que le travail de fiction, avec plus ou moins de réussite d’ailleurs.
S’il fallait retenir quelques noms de cette édition, dans ce que j’ai lu, je garderais Mauvignier, bien sûr, mais pas besoin de AIR pour cela, et surtout Sara Stridsberg, qui je crois reste ma découverte coup de cœur de l’année. Erri de Luca, aussi, peut-être. Malheureusement, c’est à peu près tout, mais c’est là le lot de la littérature contemporaine : l’Histoire n’est pas encore passée dessus pour faire un grand nettoyage, et qui sait, elle nous réserve sûrement bien des surprises !

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